Je n'ai pas comme habitude de parler de l'homme que j'aime. Je suis par nature persuadée qu'un autre homme fera irruption dans l'écrit. C'est pourquoi je parle des femmes parce que je ne les aimes tout simplement pas.
Je parle d'elles, comme je pourrais parler de moi. Avec élan, je vous direz que je méprise leurs manies, que je méprise n'importe quelle envie émanant de leur bouche. Leurs lèvres toujours assassines me rendent un peu plus maline. Je sais y faire avec leurs airs de "M'as tu vu?". Je sais y faire, vous m'avez vu?
Je ne suis que trop fiere d'être de ces femmes; si peu fière d'en être. Elles ont fait de moi une femme à homme. Les hommes ne me meprisent pas, loin de là, pour çà que la jalousie feminine ne m'atteint pas de façon femmes à femmes mais de femmes à désillusionées.
Les hommes savent baver, les femmes aussi. Cependant ce qui les dissocient, je crois, c'est la manière de le faire savoir. J'ai toujours apprécié les langues pendues, celles qui témoignent de leur ennui en hurlant je ne sais quelle idiotie plus pédante les unes que les autres. Un homme aura toujours la même emprise sur moi, surtout s'il sait baver d'amour.
Qu'ils ne bavent pas sur ma poitrine je t'en pris. Ce qui est amusant c'est de savoir que chacun de ces hommes qu'on admire tant sort d'une femme. Alors ma chère pourquoi passe t'on notre vie a detesté celle qui ont donné la vie à ceux qui nous font l'amour?
Et bien, pour vous répondre, je crois que notre propre chair ne saura même pas y faire. On se mordille le coin d'la lèvre de jalousie en évitant s'il on peut, les intemperris. C'est amusant, dans ce cas amusons-nous? Donnez moi votre main et dansons de la connerie de ces couillonnes qui ont un jour ouvert les jambes pour ces couillons.
Finirons-nous à pleurer ensemble sur leur sort, leur façon de se rabaisser devant le masculin? Ou finirons-nous à épouser l'homme le plus vaniteux de la terre en croisant les doigts pour qu'un jour il nous appelle femme avec du respect?
Je ne crois en aucune théorie sur l'égalité de la femme vis à vis de l'homme et la science m'a toujours tourné le dos, soit. Je terminerais simplement en te disant qu'il faudra un jour, que toi aussi tu croises les doigts devant son regard.